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N'avez vous jamais rêvé de sauver le monde ?
Et si c'était vous, si c'était votre tour ...?
    Les grosses têtes à képi, passent et repassent et empiettent mon territoire. Faudrait que tout s'arrête, j'en ai mal à ma tête. Ils m’apportent deux trois assiettes bien remplies. Soudain essuyant ma tête avec ma serviette, et ma bouche encore pleine de miettes je repense à ma vie désuette.

 

 
 

Moi, et je repasse ces mois dans ma tête. Ces mois de troubles, et de fêtes. Moi j’avais à peine fêter mes vingt têtes, que déjà les gens me prenaient la tête. Les mois de tété quand j’étais enfant me manquait. La fête et moi, on se faisait la t ête. Les années et mois se sont entêtés à passés sur moi, sans regarder si j’avais perdu quoi que ce soit. Pourtant un jour j’ai bien failli la perdre, ma tête :

 
 

La classe remplie de toutes ces têtes ; evidemment Monsieur le professeur avait sa tête de turc et c’était moi. Moi, et pas ce gros du premier rang, avec ses grosses lunettes, encore une tête pensais-je. Un mois passa, puis deux, puis vint le jour, où le professeur me demanda, si je voulais lire la tête de chapitre du livre intitulé, « moi, j’ai perdu ma tête », comprenant très vite qu’il se foutait de ma tête, je pris ma tête et mes jambes, en oubliant pas de fracasser ma tête contre la sienne, marquant ainsi, que je n’étais pas le seul à avoir une tête solide et bien faite.

 Evidemment, deux jours plus tard j’ étais en tête de liste sur les collés. Mais qu’importe j’avais tenu tête à la direction, ne me laissant pas déborder ainsi par un énergumène. Les profs en avaient par dessus la tête de mes attitudes grossières, alors je me mis en tête, qu’il ne fallait plus leur faire la tête. Les mois suivants, je gardais la tête froide, sûr de moi. Pourtant Alfred tenda bien de me monter la tête, mais je tournai la tête, ne l’écoutant point. Maintenant de tête, je peux vous dire, que je le regrette, si j’avais écouter Alfred.

 

Les mois continuèrent à passer sans émoi, et moi j’étais maintenant à la tête d’un groupe de hard rock. Nous étions en tête de tous les hits parades, et bien étaient loin les épithètes, les verbes, qui avaient disparus de ma tête avec le professeur energumène.  Pourtant, un mois, sur un coup de tête je décidais de me rendre au lycée, voir cet énergumène. Affolé à ma vue, l’énergumène perdit la tête. A tut tête, il cria, à mon approche, il tomba même sur la tête. Après, les mois passèrent nous eumes bien des têtes à têtes. Il me dit que j’avais pris la grosse tête, et que maintenant j’étais une grosse tête de série du marché. Mais j’étais une forte tête, je lui décocha un autre coup de tête dans ces pastèques, ne supportant plus ces insultes. Il tomba à nouveau tête première, l’énergumène se tenait la tête, allongé sur la banquette. J’hésitai un instant de lui meurtrir la tête avec la statuette de ma mère. Je massacrai alors son tour de fesse d’une d’une mes innombrables fléchettes. Les mains dans sa tête, il me suppliait d’arrêter. Mais n’écoutant que ma tête, je continuais repensant à ce qu’il m’avait fait subir, tous ces maux de tête.

Soudain les policiers arrivèrent, ces chasseurs de tête. L’un d’entre eux avait une drôle de tête. Il prétextait à tut tête que ses maux de tête le meurtrissait. Puis ils me frappèrent, mais j’avais la tête dure, un dernier coup de pied dans la tête de l’énergumène et voilà je me retrouvais la tête entre quatre barreaux. Mais déjà que les mois passaient, j’avais déjà ma petite idée dans ma tête pour m’évader de ce moi.

 
 

Maintenant je me prends plus la tête, déchu du statut de vedette, j’écris des chansons pour les fêtes, je suis devenu un sage poète. Bon d’accord j’ai pris perpette, mais tant pis cette tapette d’énergumène en a pris plein la tête, et il le méritait. Maintenant au fond de sa brouette, il m’emmerde plus. Moi je ne me prétends pas être prophète, j’ai juste un peu mal à la tête.

 
 

Pour les accros :

 

La contre enquête du meurtre de l’ernergumène a révelé de troublants faits. Les enquêteurs croyaient que j’avais une dette envers l’energumène. Au procés, ma tête fut mise à prix. Les toilettes furent ma seule cachette. Mon évasion avait réussie. Mais ce n’était pas avec cette satanée mobylette, que je sauverai ma tête. Moi honnête homme, et sain de tête, j’étais poursuivi depuis hier, par une horde de baïonettes. Je touvai bien deux trois nénéttes, pour m’aider. Mais même les soviets étaient après moi, ils croyaient que j’avais volé la statuette de Lénine. Quelques uns me considérait comme traitre ou girouette. Deux mois après, j’accomplis une pirouette, pour me retrouver à nouveau la tête encastré dans les barreaux. Aujourd’hui à l’heure où je vous parle je suis à la diète. Les matons en ont eut plein la tête de mes histoires. C’est pourquoi je t’écris toi qui n’est que silhouette dans ma tête. REPONDS MOI.

 

texte écrit il y a 10 ans environ, j'avais sans doute déjà pas toute ma tête

 

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