Chers amis,
La trêve fut longue, le sommeil lourd et faiblement apaisé. Sentant que les combats reviendront, revoir leurs visages diformes... je dois me réveiller, et hisser mon drapeau.
J'ai attendu des signes, un appel, une musique, rien n'est venu.
Alors voyant leur plan se dessiner, j'ai pris les devants. Unissant mes dernières forces...
Il y a quelques nuits, je me suis levé, embrassant la nuit noire, j'ai échappé à leurs gardes. Embusqué dans leur camp, j'ai tout vu, leurs amis, leurs femmes, leurs enfants. Je connais bien ce camp, les recoins, les cachettes. J'y ai vécu ici, j'ai aimé, et j'ai été chassé, humilié.
Blessé, lassé de mes blessures, épuisé de voir leurs cervelles impures, bien caché j'ai mis, placé au fond de leur nourriture, leur fin..., bien décidé d'aller jusqu'au bout.
Une fois repartis dans mon camp, enfoncé dans mon lit, j'ai senti, j'ai entendu leurs cris. A quelques kilomètres de là, a quelques pas, on pouvait croire qu'ils gémissaient près de moi.
Leurs enfants vomissaient leurs tripes, leurs femmes se vidaient de leur sang. Bien sûr ,eux s'étaient préservés de la fin, et comme des monarques lâches, ils ont laissé goûter au poison leurs proches.
Spectacle grandiose, délectation inhumaine, punition divine, extrême sentiments, paradoxes de l'humain, qu'importe, je les vois tomber un par un, me supplier d'abandonner, le châtiment.
Perdus, acculés dans leurs certitudes, dans leur défaite annoncée, ils lancent leur dernière attaque : la colère, la pitié..., tombent à genoux, colportent sur les miens, mais rien n'y fait.
Ils essaient de me tromper, de ruser une dernière fois. Mais mes gardes les reprennent, leurs renvoient leur bêtise au visage. Ils s'en retournent sur leurs tombes que j'ai déjà soigneusement gravées.
A présent à égalité de blessures, ils me demandent la trêve, dois-je les épargner ?
Punition sans scrupule, bien envie d'en finir avec ces crapules.
La fin est proche, la guerre est bientôt finie. Ne restera que quelques escarmouches, guerillas urbaines qui se profilent.
Mais à mes amis d'hier devenus ennemis d'un jour et de toujours, je leur garde une place de choix dans mon sang noir.
Dans mille ans je pourrais ne plus avoir de regrets ni de rancune, mais dans mille ans je ne serai plus là, alors en attendant, je traquerai chaque ennemi qui m'aura fait mal.
Et si par bonheur et malheur pour eux, ils osent m'attaquer, s'en prendre aux miens, je me ferai un doux et lent plaisir de voir couleur leur sang aux creux de mes mains.
La fin de l'histoire est proche, ma dernière lettre aussi, si des personnes se reconnaissent dans mes écrits, c'est tant mieux. Ils peuvent m'attaquer au tribunal de l'humanité ou autres tribunaux de leur choix...
Comme disait un grand homme (que par sa taille), on récolte ce qu'on sème.
Et quand on sème de la trahison, de la méchanceté on récolte poussière et misère et indifférence.
La trêve fut longue, le sommeil lourd et faiblement apaisé. Sentant que les combats reviendront, revoir leurs visages diformes... je dois me réveiller, et hisser mon drapeau.
J'ai attendu des signes, un appel, une musique, rien n'est venu.
Alors voyant leur plan se dessiner, j'ai pris les devants. Unissant mes dernières forces...
Il y a quelques nuits, je me suis levé, embrassant la nuit noire, j'ai échappé à leurs gardes. Embusqué dans leur camp, j'ai tout vu, leurs amis, leurs femmes, leurs enfants. Je connais bien ce camp, les recoins, les cachettes. J'y ai vécu ici, j'ai aimé, et j'ai été chassé, humilié.
Blessé, lassé de mes blessures, épuisé de voir leurs cervelles impures, bien caché j'ai mis, placé au fond de leur nourriture, leur fin..., bien décidé d'aller jusqu'au bout.
Une fois repartis dans mon camp, enfoncé dans mon lit, j'ai senti, j'ai entendu leurs cris. A quelques kilomètres de là, a quelques pas, on pouvait croire qu'ils gémissaient près de moi.
Leurs enfants vomissaient leurs tripes, leurs femmes se vidaient de leur sang. Bien sûr ,eux s'étaient préservés de la fin, et comme des monarques lâches, ils ont laissé goûter au poison leurs proches.
Spectacle grandiose, délectation inhumaine, punition divine, extrême sentiments, paradoxes de l'humain, qu'importe, je les vois tomber un par un, me supplier d'abandonner, le châtiment.
Perdus, acculés dans leurs certitudes, dans leur défaite annoncée, ils lancent leur dernière attaque : la colère, la pitié..., tombent à genoux, colportent sur les miens, mais rien n'y fait.
Ils essaient de me tromper, de ruser une dernière fois. Mais mes gardes les reprennent, leurs renvoient leur bêtise au visage. Ils s'en retournent sur leurs tombes que j'ai déjà soigneusement gravées.
A présent à égalité de blessures, ils me demandent la trêve, dois-je les épargner ?
Punition sans scrupule, bien envie d'en finir avec ces crapules.
La fin est proche, la guerre est bientôt finie. Ne restera que quelques escarmouches, guerillas urbaines qui se profilent.
Mais à mes amis d'hier devenus ennemis d'un jour et de toujours, je leur garde une place de choix dans mon sang noir.
Dans mille ans je pourrais ne plus avoir de regrets ni de rancune, mais dans mille ans je ne serai plus là, alors en attendant, je traquerai chaque ennemi qui m'aura fait mal.
Et si par bonheur et malheur pour eux, ils osent m'attaquer, s'en prendre aux miens, je me ferai un doux et lent plaisir de voir couleur leur sang aux creux de mes mains.
La fin de l'histoire est proche, ma dernière lettre aussi, si des personnes se reconnaissent dans mes écrits, c'est tant mieux. Ils peuvent m'attaquer au tribunal de l'humanité ou autres tribunaux de leur choix...
Comme disait un grand homme (que par sa taille), on récolte ce qu'on sème.
Et quand on sème de la trahison, de la méchanceté on récolte poussière et misère et indifférence.
Signé un ancien combattant de la vie.
Ainsi va le monde...

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